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Revivez la fabuleuse aventure de l’Aéropostale et de ses aviateurs Saint Exupéry, Mermoz, Guillaumet… et écoutez l’émission Objectif ciel de France Bleu Occitanie chaque dimanche à 9h..

Chaque dimanche à 9h écoutez la nouvelle émission Objectif ciel sur France Bleu Occitanie.

L’émission présentée par Franck Langlois et avec la complicité de Fabrice Cruz et Reine Morison de L’Envol des Pionniers nous délivre les histoires et aventures des pionniers de l’Aéropostale.

Retrouvez ici chaque semaine les anecdotes, aventures ou histoires à peine croyables sur les aventuriers et écoutez les podcasts des émissions.

Émission 01 mars 2020

  • Le recrutement de Jean Mermoz – Extrait 

En octobre 1924, à Paris, Jean Mermoz reçoit enfin sa convocation pour entrer comme pilote sur les Lignes Latécoère à Toulouse. Il est sans emploi et doit demander 20 F à sa mère pour prendre le train et se rendre à l’entretien.

A Toulouse, il rencontre de M. Daurat, directeur de l’exploitation. Réputé pour sa sévérité, il reçoit la jeune recrue, car Mermoz n’a pas encore 23 ans, et examine son carnet de vol. Et alors il lui dit tout net : « Vous n’avez rien fait ».
Mermoz se fige sur place : il a quand même 600 h de vol et des citations militaires. Mais rien de tout ça n’impressionne le directeur. Comme tous les autres, il doit commencer par un stage aux ateliers…

 

  • La dame aux bottes rouges – Extrait

Sur la Ligne, il y avait déjà assez peu de passagers, mais des femmes, c’étaient encore plus rare. Et pourtant, une passagère un peu particulière a commencé à fréquenter assidument la Ligne Toulouse-Casablanca pour affaires.
Autant dire que les équipages étaient toujours ravis de la voir arriver sur le terrain, d’autant qu’elle avait une tenue vestimentaire assez voyante et facilement reconnaissable puisqu’elle portait toujours de grandes bottes rouges, si bien qu’elle avait rapidement hérité du surnom de « l’amazone aux bottes rouges ». Les rumeurs les plus folles circulaient sur ses activités et on disait même qu’elle était dompteuse…

 

  • Les pigeons voyageurs de Vachet – Extrait 

En mars 1924 a lieu l’inauguration de la Ligne Alicante-Oran par hydravion. C’était une ligne difficile parce qu’il fallait environ 3h pour parcourir 310 km exclusivement au dessus de la mer.
Et, il était souvent impossible d’établir une liaison radio pendant le vol, c’était un véritable tour de force de réussir à capter un signal radio quelconque depuis un avion. Mais la communication était essentielle pour l’exploitation régulière d’une ligne comme celle-ci.
On savait que tout s’était bien passé quand l’avion arrivait à l’escale suivante. Mais pour un hydravion, c’est différent parce que, même si il peut amerrir « partout », en vérité ce n’est pas un bateau, les appareils tiennent mal la mer…

 

  • La vache brésilienne – Extrait 

Pour préparer les vols de nuit en Amérique du Sud, le directeur de l’exploitation sur le secteur, Julien Pranville, a organisé fin 1928 une tournée d’inspection des infrastructures. Il a choisit le pilote Pivot et son mécanicien Moré pour l’accompagner dans cette mission. Le vol de passe bien, quand, entre Caravellas et Bahia, dans le Nord du Brésil, l’avion se met tout à coup à faire un bruit inhabituel et à vibrer de tous ses membres !
Pivot est un pilote chevronné, il réagit en quelques secondes et repère une plage pour se poser. L’endroit est charmant mais un peu exigu.
L’équipage se prépare à l’atterrissage de fortune, les roues touchent le sol mais presque aussitôt, il y a une énorme secousse et l’avion rebondit ! …

 

Émission 08 mars 2020

 

  • Accident de Guillaumet dans les Andes, 13 juin 1930

Ce jeudi 12 juin 1930, comme chaque semaine, Henri Guillaumet décolle de Santiago du Chili pour traverser les Andes avec le courrier pour l’Europe. Ce jour là, le col est bouché par une tempête de neige et le vent souffle à plus de 100 km/h, exceptionnellement, il est forcé de faire demi-tour.
Le lendemain, vendredi 13 juin 1930, il retente de passer.
La voie est encore bouchée, mais Guillaumet est déterminé, il n’a pas le choix : le courrier doit passer. Il décide de voler plus au Sud par la Laguna Diamante, un lac situé dans les hautes Andes.

 

  • Les révolutionnaires de Pelotas

En 1930, le monde subit encore les conséquences de la crise de 29 qui a notamment déstabilisé les pays d’Amérique du Sud. Le personnel de l’Aéropostale, en poste sur les escales au Brésil, en Uruguay, en Argentine et au Chili, a la consigne de rester le plus neutre possible par rapport à ces évènements, mais ça n’a pas empêché quelques situations délicates de se produire. C’est le cas au Brésil où l’économie connait une période difficile qui se traduit par des mouvements de révoltes. Le mécanicien Marcel Moré, alors chef d’aéroplace à Pelotas, dans le sud du pays, en a fait l’expérience !

 

  • Les sacs de courrier sur Dakar

Courant 1928, grâce aux progrès réalisés dans le vol de nuit les courriers qui partent de Casablanca à l’aube peuvent atteindre Saint-Louis-du-Sénégal entre minuit et deux heures du matin. Avec un temps d’escale d’au maximum dix minutes, l’efficacité sur la Ligne Casablanca – Dakar est sans faille, ou presque… parce que tout ce gain de temps était perdu entre Saint-Louis et Dakar.

 

Émission 15 mars 2020

 

  • Sauvetage d’un Breguet par les Vachet

En mars 1927, le pilote Paul Vachet, commence l’organisation des escales au Brésil. Lors de la précédente
mission de reconnaissance 2 ans plus tôt, 4 Breguet XIV ont été apporté en Amérique du Sud, mais l’un a été
détruit à Recife, un autre abandonné à Porto Alegre et les deux derniers ont été démontés sur ordre du
gouvernement brésilien. Depuis, tout le personnel a été rappelé en France, et c’est donc en bateau et seul
accompagné de sa femme, Lydie Vachet, que le pilote entame sa mission.

 

  • Mermoz en Pylône

En 1929, le courrier passe régulièrement sur la Ligne France – Amérique du Sud qui relie Toulouse à Buenos
Aires et les retards excèdent rarement quelques heures. Malgré cette régularité remarquable, parfois tout
semble aller de travers.
Comme cette journée d’été où les courriers FRAME et AMFRA tombent tous les deux en panne.

 

  • Le carnaval de Casablanca

Nous sommes en 1926 et c’est le jour du carnaval à Casablanca. Toute la population se presse dans les rues et
autour de la grande place où la fête bat son plein. Des chars accompagnés de leurs orchestres défilent dans les
rues.
Tout le monde est captivé par les festivités quand un grondement détourne l’attention de la foule. Les regards
se tournent vers le ciel d’où vient le bourdonnement. Les habitants sont habitués aux avions depuis que la
Ligne amène le courrier jusqu’à Casablanca, et ils allaient retourner à la fête quand l’appareil plonge sur la
place. C’est comme s’il n’y avait plus de maître à bord ! L’avion est au ras des toits et pique encore plus bas !

 

  • Didier Daurat par Moré

En octobre 1920, Didier Daurat est nommé directeur de l’exploitation de la Ligne, Toulouse – Casablanca à
l’époque.
Avec lui, la période des initiatives personnelles un peu brouillonnes était bel et bien terminée. Malgré sa taille
moyenne, il avait en permanence une expression de détermination sur le visage. Cette expression était
renforcée par son regard : froid et neutre, qui ne cillait pas, et par lequel on se sentait évalué et
impitoyablement jugé.

Ecoutez les podcasts de l’émission Objectif Ciel